Blog de Julien BAINVEL, conseiller municipal de Nantes, chargé des finances, des mobilités, élu du quartier Breil Barberie - Conseiller métropolitain de Nantes Métropole - Secrétaire Départemental Adjoint - Les Républicains 44
Julien Bainvel dénonce les atteintes répétées au pouvoir d’achat des Nantais. Le 1er juillet est synonyme de hausse en tous genres : + 0,5% pour le prix du gaz ; hausse de la TVA sur certains services à la personne de 7 % à 19,6 % pour les petits travaux de jardinage, les cours à domicile (hors soutien scolaire), l'assistance informatique et internet à domicile…
Dans le même temps à Nantes, les tarifs poursuivent leur hausse notamment dans les transports :
- augmentation de plus 50 % dans les parkings à enclos ou ouvrage depuis le début du mandat, avec en parallèle une extension du stationnement voirie payant et la hausse des tarifs de plus de 30 % en moyenne ;
- TAN : cette année encore deux augmentations à prévoir avec celle prévue en novembre. Au total, ces tarifs auront augmenté de plus de 30 % en moyenne depuis le début du mandat. Certaines catégories d’usagers en sont pour leurs frais : + 50 % pour le ticket 24 hs/ 4 personnes ; + 47 % pour les Pass + de 60 ans ; + 33 % pour le Pass entreprise ; même les tarifs réduits auront considérablement augmenté.
Le ticket de bus vendu à bord passera au mois de novembre à 2 euros. Ce qui correspond à une augmentation de plus de 50 % depuis 2008. Quel est le but de cette opération alors que ce type d’achat ne représente qu’1,6 % de l’ensemble des titres vendus ?
Nantes est devenue une des villes les plus chères de France. Le ticket unitaire est ainsi vendu 1,50 euros, soit 28% plus cher que la moyenne (1,17 euros) ; et l’abonnement mensuel coûte 56,20 euros chaque mois, soit 70% de plus que la moyenne (32,2 euros). Nantes figure ainsi systématiquement dans les 2 ou 3 réseaux les plus chers.
Avec la nouvelle politique tarifaire, la participation de l’usager augmente plus vite que la contribution métropolitaine.
On sait que l’effet des tarifs sur la fréquentation est considérable. Aussi, avec le gel des tarifs, la fréquentation du réseau de la TAN pourrait progresser davantage et faire rentrer dans le même temps de nouvelles recettes.
Face à ces augmentations, l’offre n’est plus assez développée. Nantes n’est plus que la 6ème ville de France au nombre de kilomètres de tramway. Compte tenu des nombreuses rationalisations effectuées en début de mandat, l’offre commerciale kilométrique n’a évolué que de 3 % depuis 2008, contre + 16 % sur l’ensemble du précédent mandat.
Le pouvoir d’achat des familles nantaisessera également mis à mal à la rentrée de septembre avec la mise en place de la réforme des rythmes scolaires. Celle-ci va se traduire, contrairement aux engagements de la 1ère adjointe, par une hausse des dépenses périscolaires pour les familles.
Rappelons que ces hausses successives ne permettent même pas de boucler le budget de la ville. En 2012, la Ville de Nantes aura vécu au-dessus de ses moyens dépensant plus que ce dont elle disposait.
Les dépenses totales étaient supérieures de 5,4 M€ aux recettes totales !
Qui a dit que la Ville était bien gérée ? Tant pis pour le portefeuille des Nantais.