Blog de Julien BAINVEL, conseiller municipal de Nantes, chargé des finances, des mobilités, élu du quartier Breil Barberie - Conseiller métropolitain de Nantes Métropole - Secrétaire Départemental Adjoint - Les Républicains 44
En remportant 3 des 5 sièges de sénateurs de Loire Atlantique, le Parti Socialiste et Europe Écologie récoltent les fruits de leurs victoires aux municipales de 2008 ainsi qu’aux régionales et cantonales de 2004, élections qui avaient vu la région et le département basculer à Gauche.
Après chaque élection, chacun est en droit d’attendre des élus qu’ils respectent leurs promesses et engagements.
Pour la liste portée par Yannick Vaugrenard les choses commencent mal.
Si Yannick Vaugrenard a bien confirmé hier qu’il quitterait la région, pour se consacrer à son mandat de Sénateur, ses deux colistiers élus n’ont pas pris la même décision.
Ronan Dantec, adjoint au Maire de Nantes, Vice Président de Nantes Métropole, est issu d’Europe Écologie – Les Verts. Cette formation politique est farouchement opposée au cumul des mandats. Il semblerait que Monsieur Dantec, comme Madame Voynet ou Monsieur Mamère, préfère ne pas appliquer cette règle, suivant ainsi son collègue Jean-Philippe Magnen qui, élu à la région, a décidé de rester élu à Nantes.
On comprend bien ici l’intérêt économique pour Monsieur Dantec qui en plus de son indemnité de sénateur, conservera son indemnité de conseiller municipal de la majorité et de conseiller communautaire soit plus de 1 800 € par mois. Il abandonnera simplement ses fonctions exécutives. Sans doute sa manière de ne pas cumuler les mandats.
Il en va de même pour Mme Meunier, adjointe au Maire de Nantes, conseillère communautaire de Nantes Métropole, et Vice présidente du conseil général. Désormais sénatrice, elle est de fait confronté à la règle officielle du cumul. Elle déciderait selon Ouest France de quitter le conseil municipal de Nantes et donc de facto celui de Nantes Métropole, mais resterait conseillère générale du 2ème canton de Nantes. Une façon simple de continuer à percevoir les 2 500 € mensuels des conseillers généraux.
Les promesses n’engagent que ceux qui les écoutent. Mais visiblement au PS, le projet socialiste et le vote des militants (qui chacun demande l’application stricte du non-cumul des mandats) n’engagent personne !
Depuis quelques jours, le thème de la république irréprochable est remis sur le tapis. L’ensemble des élus, et notamment les nouveaux, s’honoreraient à respecter leurs engagements électoraux mais également à être en cohérence avec leurs promesses nationales.