Blog de Julien BAINVEL, conseiller municipal de Nantes, chargé des finances, des mobilités, élu du quartier Breil Barberie - Conseiller métropolitain de Nantes Métropole - Secrétaire Départemental Adjoint - Les Républicains 44
Les lendemains de défaite sont toujours difficiles. Et pourtant, il faut repartir de l’avant, réfléchir, analyser les résultats, trouver des explications à cette défaite. Car il s’agit bien d’une défaite. Ne nous voilons pas la face.
Bien sûr le contexte national n’était pas favorable, bien sûr la crise inédite qui frappe notre pays n’était pas de nature à renforcer l’intérêt des Français pour une collectivité qu’ils ne connaissent pas.
Et pourtant, tout mettre sur le dos du national serait une erreur, une grave erreur. Car les résultats montrent aussi que si l’Alsace reste à droite, et que si la Réunion et la Guyane passent à droite, c’est bien que le contexte national ne fait pas tout.
Alors pourquoi Christophe Béchu n’a-t-il pas gagné ? C’est la question qu’il faut se poser.
Christophe, auquel je veux rendre hommage, a été une excellente tête de liste. Il a sans doute manqué de notoriété, mais ceci n’explique pas tout. Si la liste avait été excellente, si le programme avait le meilleur, si la campagne de terrain avait été parfaite, nous aurions gagné.
C’est donc qu’il ya eu des erreurs, des erreurs de stratégie. Si nous avons perdu, ce n’est pas que de la faute des autres.
À mes yeux, plusieurs raisons expliquent ce résultat.
Tout d’abord l’union. Sur le fond, je pense que la stratégie de l’union n’était pas mauvaise. Mais j’aurai préféré que l’union ne soit pas une union de façade, dictée par les étiquettes politiques, mais par les compétences des hommes et des femmes présents sur la liste, et par leur représentativité et leur notoriété sur un territoire donné.
Ensuite, je pense qu’une erreur a été commise sur la constitution de la liste de Loire Atlantique. L’union a obligé la liste départementale à faire une place importante à des partenaires représentants la droite dure. C’est nier la réalité sociologique et électorale de notre département, de tradition centriste, pro-européenne, qui vote de plus en plus à gauche.
Et puis, je regrette, en tant qu’élu nantais, mais avant tout en tant que citoyen nantais, que les grandes villes aient été un peu oubliées dans cette campagne, sur la forme comme sur le fond.
Alors, bien sûr on ne refera pas le match. Pas celui-ci en tout cas. Mais des matchs, il y en a beaucoup d’autres à venir.
Alors il faut absolument que chacun prenne ses responsabilités.
Du côté de l’UMP, il est vital que les responsables du parti assument leurs responsabilités et qu’enfin une stratégie soit mise en œuvre pour enrayer cette chute infernale, scrutin après scrutin. Il faut apporter des réponses à celles et ceux qui chaque jour se battent pour défendre les valeurs et les idées de la droite républicaine et du centre. Il faut valoriser les jeunes, les moins de 40 ans, sous-représentés dans le personnel politique, qui représentent pourtant la relève. Il faut récompenser ceux qui travaillent vraiment. Il ne faut pas faire de l’UMP un parti hégémonique qui veut des candidats partout, même contre des élus de droite non UMP. Il faut travailler main dans la main avec ceux qui ont un point commun avec nous : se battre contre des candidats, des élus, de gauche.
Du côté du centre, il faut une structuration, seule solution permettant une identification et donc une adhésion des électeurs à des projets, des idées et des valeurs.
Les résultats de l’élection régionale en Pays de la Loire sont extrêmement inquiétants. Il faut réagir !
Je fais confiance à Christophe Béchu pour participer à la reconstruction de la droite ligérienne et pour établir une stratégie permettant à l’avenir de gagner des élections.
Le résultat de l’élection régionale en Pays de la Loire doit permettre un sursaut local de la droite républicaine et du centre.
De mon côté, je continuerai le travail de proximité dans le quartier Breil Barberie, plus largement au niveau de la ville de Nantes et de la métropole.
Je continuerai à faire avancer le débat d’idées en critiquant les décisions qui me semblent contraire à l’intérêt général mais en faisant toujours des contre-propositions.
Je continuerai à défendre un développement durable, ma vision de l’environnement, pour que sur ce sujet majeur il n’y ait aucun monopole.
Vous pouvez compter sur moi.
Julien BAINVEL