Blog de Julien BAINVEL, conseiller municipal de Nantes, chargé des finances, des mobilités, élu du quartier Breil Barberie - Conseiller métropolitain de Nantes Métropole - Secrétaire Départemental Adjoint - Les Républicains 44
Hier soir, avec mes collègues du Groupe Ensemble pour Nantes, nous
recevions Serge Lepeltier, ancien ministre de l'écologie, sur le thème : "l'écologie comme réponse à la crise économique".
Cette conférence s'inscrit dans notre volonté de proposer des débats ouverts à tous sur des thématiques fortes.
Nous étions donc une bonne centaine hier soir, dans le quartier Hauts-Pavés / Saint Félix cher à mon collègue Hervé Grélard, et c'est Yann Rolland, chargé des questions économiques pour le groupe
qui a ouvert la conférence avant de passer la parole à Serge Lepeltier.
Cet ancien ministre a été très accessible, très ouvert et a démontrer sa connaissance des dossiers. C'était vraiment une réunion très intéressante.
Nous avons beaucoup parlé de la taxe carbone, bien sûr, mais également du ferroutage, des autoroutes de la mer, des éoliennes, du bonus-malus, de la fiscalité verte, des perspectives d'avenir et
notamment de la conférence de Copenhague.
J'ai interrogé Serge Lepeltier sur ce point d'ailleurs. En effet, si l'Etat fait preuve d'un volontarisme certain et d'un dynamisme qui n'est plus à démontrer, si en tant qu'élus locaux nous
faisons le maximum pour que la ville de Nantes et Nantes Métropole notamment (mais il faudra avoir un programme très concret et réaliste pour les prochaines régionales) mettent enfin en place de
vraies politiques environnementales, efficaces et incitatives, l'Etat ne peut pas tout. Et l'Union Européenne et la communauté internationale dans son ensemble, doivent se mobilier.
Je souhaitais donc connaitre le sentiment de Serge Lepeltier sur les perspectives à venir.

Il considère que les pays émergents se trouvent de plus en plus confrontés à une obligation d'agir : car ils se développent et que le population demande de plus en plus de confort, de santé, de
cadre de vie... et que physiquement tout n'est plus possible sur leur territoire. Un exemple : la Chine. Plus de 50% des trains fonctionne au charbon. Or avec l'augmentation du trafic, ils ne
sont plus en capacité d'acheminer le charbon jusqu'aux trains. Ils sont donc obligés de passer progressivement, mais assez rapidement quand même, à l'électrique.
Il est donc assez confiant sur l'intégration d'objectifs par ces pays. Quant aux Etats-Unis, il espère que les belles paroles de Barack Obama, se traduiront en actes. Il a indiqué qu'il avait
peur que l'engagement américain ne soit pas immédiat en raison des difficultés que le président rencontre dans son pays pour faire accepter sa réforme sur la santé, qui doit etre traitée avant et
séparement des questions environnementales.
Reste maintenant à savoir si le jour où tous les pays auront décidé d'agir, il ne sera pas déjà trop tard !
Quand même, une belle soirée.
Et je peux vous assurer que nous continuerons à vous proposer des débats de ce type sur des grands sujets de société, des débats ouverts, non partisans, dans lesquels chacun peut s'exprimer, mais
aux enjeux considérables.