La
question de l'avenir du château a été récemment posée par Julien Bainvel, élu nantais de l'opposition.
Propriété d'une famille de riches armateurs à la fin du XVIIIe, le domaine de la Gaudinière a
changé plusieurs fois de propriétaires. Le château lui-même a été construit dans les années 1870 par un banquier, M. Rousset. À l'époque, le parc s'étend sur 17 ha.
En 1936, la Ville de Nantes rachète le domaine pour y créer un cimetière et un parc public. Le château, lui, est vendu en 1942 à la Fondation des orphelins apprentis d'Auteuil. En 1948, il est
racheté par la Caisse régionale d'assurance-maladie (Cram) qui y crée un centre de rééducation fonctionnelle, transféré à Saint-Herblain en 1992. Cette année-là, la Ville rachète le château et
procède à des travaux de réhabilitation et de rénovation afin de lui rendre son aspect originel.
Depuis, l'immense bâtisse, entourée d'un superbe parc de 12,5 ha, reste inoccupée. « Beaucoup de Nantais et de nombreux riverains attendent que la Gaudinière redevienne un
lieu de vie », explique Julien Bainvel.
Une crèche ? Un restaurant ?
Sous quelle forme ? « Une maison des associations, une salle festive, un espace culturel, un café-restaurant, une crèche ? Toutes les voies doivent être
explorées, en concertation avec tous les acteurs du quartier et plus largement avec tous les Nantais qui aiment ce lieu », estime l'élu d'opposition.
La Ville avait un temps pensé à y installer le pôle musique baroque. « Mais la configuration intérieure du château n'est pas adaptée à cette utilisation », a
expliqué Jean-Marc Ayrault.
« Nous recherchons autre chose. L'important, c'est que le bâtiment soit hors de danger. On ne le laissera pas vide encore très longtemps », a promis le maire
de Nantes.
X. B.
Presse Océan 30/06/2009